L’éditorial : dire être gay en 2018 reste encore tabou

A la une, L'éditorial — 23 octobre 2018

AdmOlivierEditoSeptembre2018Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, les agressions envers la communauté LGBT se comptent par dizaine dans toute la France et dans nos grandes agglomérations. Il y a quelques années, ce ressenti était marquant en province, insulte ou violence physique contre un personne, établissement se faisant taguer un « PD » sur sa façade… Mais voilà que de plus en plus, ces agressions gratuites touchent aussi les grandes agglomérations comme Paris avec un chauffeur Uber qui s’en prend à deux clients amoureux ou à Lyon avec ce jeune homme qui pour avoir refusé de donner une cigarette a été tabassé au point d’être placé en ITT pour 15 jours.

De plus en plus, sur les réseaux sociaux, selon les remontés d’informations de préfectures, les victimes relatent des dégradations, des insultes, des agressions physiques ou un harcèlement sur le lieu de travail, le tout est inacceptable. Les familles homoparentales entendent resurgir des propos de plus en plus intolérables à leur égard, y compris des personnages publics comme Marc-Olivier Fogiel, interpellé dans une émission de télévision par un chroniqueur conservateur stupide…

Le SNEG & Co reste toujours très vigilant sur ces phénomènes de société qui pourrissent les conditions de travail des salariés mais aussi des chefs d’entreprises LGBT qui se battent pour tenir un commerce en vie malgré leur appartenance sexuelle tant décriée ! 6 personnes sur 10 adaptent leur fonctionnement de travail par rapport à leurs entreprises et non à leur condition de vie. Dire être gay en 2018 dans les entreprises reste encore tabou ! Selon une enquête IFOP de juin 2018, 1 personne LGBT sur 2 a déjà fait l’objet d’insultes homophobes sur son lieu de travail…

Des mesures concrètent doivent être prise par le gouvernement, par les administrations judiciaire, policière et autres… Une sensibilisation nationale est demandée par voix de presse, de télévision, et sur les réseaux sociaux de même qu’une formation des policiers, des magistrats, mais aussi des professeurs pour inculquer dès le plus jeune âge des principes civiques aux enfants. Les magistrats doivent prendre en considération ces plaintes et ne pas les traiter à la va-vite. Les victimes doivent avoir les mêmes droits que tout autre citoyen. Dans toutes les entreprises, des affichages doivent rappeler le droit d’être LGBT sans aucune exclusion ni discrimination.

Je reste personnellement attaché aux conditions de travail dans les entreprises, mais dès à présent je reste attentif aux conditions humaines si importantes pour l’ épanouissement d’une vie personnelle et professionnelle.

Olivier Robert
Président du SNEG & Co