L’édito : du changement, encore du changement

A la une, Le SNEG — 7 février 2020

Gérer une entreprise devient un casse tète sans nom, avec les changements continus en matière de réglementations juridiques, sociales, fiscales… En la matière, diverses mesures soufflent le chaud et le froid.

Côté positif, la modification des zones protégées. Désormais, seuls sont concernés les établissements de santé, les établissements d’enseignement et les établissements sportifs. Monter son bar près d’une église devient donc possible (sic).

Positif encore, le renforcement du dispositif d’antériorité qui vise à se prémunir face à l’installation de nouveaux riverains qui viendraient emménager près de nos établissements pour ensuite se plaindre des nuisances occasionnés par ceux-ci comme s’ils n’avaient pas constaté leur existence ! Mesure déjà présente dans le Code de la Construction et de l’Habitat au titre des activités commerciales (sans grande efficacité jusqu’alors), la loi Engagement et Proximité ajoute les activités touristiques et culturelles comme bénéficiant de ce principe d’antériorité. Reste à savoir, si cet ajout rendra cette mesure plus efficiente, l’avenir nous le dira…

Côté négatif, et pas des moindres, cette même loi Engagement et Proximité, destinée notamment à renforcer les pouvoirs des maires, prévoir un possible transfert du pouvoir du préfet au maire pour prononcer des fermetures administratives dans le cas d’atteinte à l’ordre,  à la santé, ou à la moralité publique. Bien qu’encadré par diverses dispositions préalables, il est à craindre que certains maires puissent s’en donner à cœur joie. Certains espaces sont des endroits de vie nocturne et de fêtes. N’enlevons pas cette convivialité qui fait de la France un lieu touristique incontournable ! Les villes musées, les villes entravées par les manifestations et les grèves Paris ne sont porteuses d’aucune économie, d’aucune source d’emplois, d’aucune disposition sécuritaire. Nous restons particulièrement vigilants sur ce point particulièrement délicat.

Côté négatif encore, l’interdiction des chauffages en terrasse qui, après son entrée en vigueur, fait débat au plan national. Paris, Bordeaux et d’autres agglomérations commencent à y réfléchir. Depuis un mois, le SNEG & Co reçoit les principaux candidats aux élections municipales de la Ville de Paris afin de recueillir leurs opinions sur ce sujet et d’autres. Un compte-rendu de nos échanges est disponible sur notre site snegandco.fr au fur et à mesure de nos rencontres et le magazine « Strobo » à paraître fin février publiera les morceaux choisis de chacune d’entre elles.

Le SNEG & Co, avec ses syndicats associés, est présent sur les chantiers de toutes les réformes qui mettent en péril notre profession. Courage et force de nous rassembler, pour mieux agir.

Olivier Robert
Président du SNEG & Co