L’édito : l’horreur d’un drame un jour de fête !

A la une, L'éditorial — 7 janvier 2026

Je vous adresse mes vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. Je vous souhaite la santé, le bonheur et la prospérité, et renouvelle mon engagement, cette année encore, pour vous accompagner dans l’exploitation de votre établissement.

Malheureusement, cette nouvelle année s’ouvre sur le drame de Crans Montana, lequel m’inspire tristesse, impuissance et incompréhension et va inévitablement raisonner en termes de sécurité de nos établissements recevant du public.

Tristesse car ce sont des jeunes majoritairement, qui s’étaient rendus au bar Le Constellation, simplement pour faire la fête et que cette fête a viré au drame.

Impuissance face aux images terribles et au lourd bilan des morts et des blessés grièvement, autant de vie fauchées ou brisées.

Incompréhension quand les réglementations, souvent exigeantes et contraignantes, ont vocation à éviter ce genre de drame, même si le risque zéro n’existe pas. L’enquête dira ce qu’il en est des éventuels manquements au regard de la réglementation et définira les responsabilités.

Aujourd’hui, l’heure est au respect des victimes et des blessés, au soutien de leurs familles et de leurs proches, et non à une revalorisation quelconque de la part d’exploitants qui viendraient se positionner en exemplarité.

Face à l’ampleur du drame et l’émotion suscitée, cet incendie entraînera inévitablement des conséquences sur les conditions de sécurité relatives à l’accueil du public en France. Ce fut le cas déjà en 1970 après l’incendie du 5-7 à Saint-Laurent du Pont (146 victimes) et en 2016 après celui du Cuba Libre à Rouen (14 victimes). C’est ainsi que le cadre réglementaire existant est aujourd’hui strict et incontournable.

Les exploitants doivent prendre leur responsabilité, mais aussi l’administration qui contrôle majoritairement les clubs jugés à haut risque, ou les bars de nuit parce qu’il leur est accordé une dérogation d’ouverture au-delà de l’heure réglementaire, engageant ainsi la responsabilité du préfet.  Aussi, l’administration s’avère parfois moins pointilleuse avec des établissements qui échappent aux contrôles des commissions de sécurité auxquelles peut se substituer la visite du SPI (Service de prévention incendie) soit parce qu’ils sont classés en 5è catégorie, soit parce qu’ils ne sollicitent pas d’autorisation de nuit. L’objet de cette remarque n’est pas d’imposer des contrôles à ceux qui n’en auraient pas jusqu’à présent, mais de leur permettre, par ces contrôles de s’assurer qu’ils sont eux aussi en conformité et de les dégager de leur responsabilité en cas d’incident.

Aussi, je vous conseille de faire le point en urgence sur vos dispositifs de sécurité, en liaison avec vos prestataires, sur la base de vos procès-verbaux de commission de sécurité.

En responsabilité, chacun est garant de la sécurité du public.

Je suis à votre disposition avec Rémi Calmon, Directeur exécutif, pour un audit de votre établissement et vous apporter notre expertise et notre expérience en matière de sécurité.

Je vous renouvelle mes vœux, vous remercie pour votre fidélité à notre syndicat et la confiance que vous me portez depuis toutes ces années.

Olivier ROBERT
Président SNEG & Co