Point d’information du 5 janvier 2026 – Drame de Crans Montana

A la une, L'actu du CHRD — 6 janvier 2026

Chers adhérents,

Nous vous adressons nos vœux les meilleurs pour cette nouvelle année. Nous vous souhaitons la santé, le bonheur et la prospérité, et renouvelons notre engagement, cette année encore, pour vous accompagner dans l’exploitation de votre établissement.

Malheureusement, cette nouvelle année s’ouvre sur le drame de Crans Montana, lequel nous inspire tristesse, impuissance et incompréhension et va inévitablement raisonner en termes de sécurité de nos établissements recevant du public.

Tristesse car ce sont des jeunes majoritairement, qui s’étaient rendus au bar Le Constellation, simplement pour faire la fête et que cette fête a viré au drame.

Impuissance face aux images terribles et au lourd bilan des morts et des blessés grièvement, autant de vie fauchées ou brisées.

Incompréhension quand les réglementations, souvent exigeantes et contraignantes, ont vocation à éviter ce genre de drame, même si le risque zéro n’existe pas. L’enquête dira ce qu’il en est des éventuels manquements au regard de la réglementation et définira les responsabilités.

Aujourd’hui, l’heure est au respect des victimes et des blessés, au soutien de leurs familles et de leurs proches, et non à une revalorisation quelconque de la part d’exploitants qui viendraient se positionner en exemplarité.

Face à l’ampleur du drame et l’émotion suscitée, cet incendie entraînera inévitablement des conséquences sur les conditions de sécurité relatives à l’accueil du public en France. Ce fut le cas déjà en 1970 après l’incendie du 5-7 à Saint-Laurent du Pont (146 victimes) et en 2016 après celui du Cuba Libre à Rouen (14 victimes). C’est ainsi que le cadre réglementaire existant est aujourd’hui strict et incontournable.

L’article R. 143-3 du Code de la construction et de l’habitat mentionne que « les propriétaires et exploitants des établissements recevant du public sont tenus, tant au moment de la construction qu’au cours de l’exploitation de respecter les mesures de prévention et de sauvegarde propres à assurer la sécurité des personnes ».

Ces mesures diffèrent selon la nature de l’exploitation (type) et le nombre de personnes accueillies (catégorie), et c’est l’arrêté du 25 juin 1980 qui précise le règlement de sécurité exigé contre les risques d’incendie et de panique dans les ERP.

Les bars et restaurants relèvent du type N avec un cadre réglementaire spécifique qui interdit l’activité de danse, les clubs relèvent du type P, et ce même règlement de sécurité comprend des exigences renforcées du fait de la présence d’une ou plusieurs pistes de danse.

Des bars de type N peuvent être classés en activité annexe de type P lorsqu’ils disposent d’une salle avec piste de danse.

Les principales consignes de sécurité à respecter :
-la jauge du public
En type N :
en zones à restauration assise, par principe, sur déclaration contrôlée du maitre d’ouvrage ou du chef d’établissement) ; 1 personne pour 2 m² ; à défaut de cette déclaration, 1 personne pour 1 m²
Zone à restauration debout : 2 personnes par 1 m²
En type P
4 personnes par 3 m²

Le nombre de dégagements prévu selon le nombre de personnes accueillies

Le maintien accessible et libre de tous les dégagements pour une évacuation sûre et rapide

L’usage de matériaux et éléments de décoration présentant des garanties de qualité de réaction au feu

La vérification périodique des installations et équipements de sécurité : installations électriques, éclairage de sécurité, extincteurs, équipements d’alarme, systèmes d’alerte avec extinction de la musique, diffusion d’un message…

Nous vous conseillons de faire le point en urgence sur vos dispositifs de sécurité, en liaison avec vos prestataires, sur la base de vos procès-verbaux de commission de sécurité.

En responsabilité, chacun est garant de la sécurité du public.

Nous sommes à votre disposition, pour un audit de votre établissement et vous apporter notre expertise et notre expérience en matière de sécurité.

Le Conseil d’Administration,
Son président Olivier Robert,
Son directeur Rémi Calmon,