Saint-Brieuc : les horaires des clubs font le yoyo

L'actu du CHRD — 30 juillet 2018
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Photo : Le Télégramme

Si l’article 15 du décret n° 2009-1652 du 23 décembre 2009 autorise de fait une ouverture jusque 7h du matin à tous les établissements ayant pour activité principale l’exploitation d’une piste de danse, un maire peut toutefois revenir sur ce texte en prenant un arrêté municipal en ce sens. C’est ce qui s’est produit à Saint-Brieuc.

Le 15 mai, Marie-Claire Dourion signe un arrêté qui ne concerne que la seule rue des Trois Frères Le Goff, laquelle abrite trois établissements : Le 37 Club, Le Kooyotte, Le Mamacita. Selon celui-ci, les clubs doivent fermer à 4h30 au lieu de 7h. Pour justifier cette décision, on évoque «la présence habituelle d’individus (…) dont le comportement agressif et provocant, les disputes et autres incivilités, le tumulte et les bruits excessifs, les attroupements et les rassemblements, troublent manifestement la tranquillité d’autrui ».

Cette mesure suscite l’émotion, entre réduction des horaires et iniquité quand l’arrêté concerne une seule rue de la ville ! L’UMIH s’empare du sujet et négocie une charte de vie nocturne visant à faire respecter l’ensemble des dispositions de nature à préserver l’ordre public. Ainsi, le 23juillet, la maire signe un nouvel arrêté qui autorise une fermeture à 6h pour tous les clubs de la ville avec arrêté de la vente d’alcool à 4h30, les exploitants s’engageant à prendre toutes les dispositions en faveur de la tranquillité publique : diminution progressive puis arrêt de la musique, étude d’impact acoustique, vigilance aux abords des établissements à la sortie de la clientèle…

René Lorre, président de la branche Cafés Brasseries Etablissements de Nuit de l’UMIH 22 se félicite de ce dispositif qu’il avait lui-même soufflé à la ville. Celui-ci permet de rétablir une viabilité économique pour une profession déjà en souffrance et s’avère juste quand il s’applique à l’ensemble des discothèques briochines.

Rémi Calmon